Sondage pour réformer en profondeur le code du travail

Le jeudi 14 janvier 2016

97 % des chefs d’entreprise et 89 % des salariés interrogés sont pour une réforme du code du travail, respectivement 63 % et 43 % pour une réforme en profondeur et 34 % et 46 % pour aménager "en partie" le code du travail. C’est ce qui ressort de la 9e vague de l’enquête de l’Observatoire social de l’entreprise réalisée par Ipsos pour le CESI en partenariat avec Le Figaro présentée le 19 novembre 2015.

La possibilité de permettre à chaque entreprise de négocier des accords d’entreprise qui se substitueraient à la règlementation du travail et aux conventions est sans surprise bien accueillie par les chefs d’entreprise (83%) y sont favorables, mais aussi par une majorité de salariés (56%).

Interrogés sur le niveau idéal de "négociations entre les partenaires sociaux sur la réglementation du travail pour qu’elles soient les plus avantageuses pour leur entreprise, 40 % des chefs d’entreprise répondent l’entreprise et 29 % la branche, alors que les salariés favorisent la branche (40 %, contre 33 % pour l’entreprise). Le niveau de l’État étant minoritaire pour les employeurs et les employés (respectivement 21 % et 25 %).

Pour Laurent Bigorgne directeur général de l’Institut Montaigne, il fait le pari de l’accord d’entreprise plutôt que de l’accord de branche, notamment parce que le chantier de la réduction du nombre de branches va prendre des années.
"C’est important que la branche garde un rôle important, note pour sa part Thierry Pech, directeur général de Terra Nova...
Mais pour réformer le code du travail...il faut être capable d’importer une culture de discussion, de négociations au sein de l’entreprise car bien souvent elles en sont dépourvues... » souligne Laurent Bigorgne.

Nous avons besoin d’un droit social plus adapté, car aujourd’hui, il est complexe et parfois illisible... nous pouvons faire mieux » selon Thierry Pech.